En Valais, Sport Handicap, aussi appelé PluSport, a ouvert sa première section en 1959 à Sion. Créée par des personnes désireuses de promouvoir l’inclusion par le sport, cette association s’étend aujourd’hui du Haut-Valais à Monthey.
Les sportifs sont principalement des personnes porteuses d’une déficience intellectuelle. À travers les explications de Natalie Dayer, secrétaire des clubs de Sion et de Sierre, retour sur le fonctionnement de cette organisation sportive profondément humaine.

Journée cantonale d’été.
Planète Sport (PS) : Quelles sortes d’activités sportives proposez-vous au sein de vos associations ?
Natalie Dayer (ND) : Tout dépend du club. PluSport Valais regroupe cinq associations, réparties par région. Chacune d’entre elles compte plus de 100 sportifs, sauf Monthey, qui en a 40. À Sion, une dizaine de disciplines sont proposées, telles que le football, le basket ou la pétanque, tandis que Sierre se concentre sur le unihockey et le rafroball. Martigny, quant à elle, organise des entraînements de tennis et de ski alpin, alors que Monthey offre des cours de sports hivernaux. La section haut-valaisanne fonctionne de manière différente. Des activités sont aussi organisées en parallèle pour permettre à nos athlètes d’échanger, comme les samedis sportifs à Sion ou les week-ends de sport à Martigny. Il est fréquent que nos sportifs pratiquent plusieurs disciplines dans différentes villes.

World Summer Games Berlin 2023
PS : Comment organisez-vous les sélections pour les compétitions ?
ND : Tous nos athlètes peuvent participer aux tournois. Chaque année, ils prennent part aux compétitions des Special Olympics Suisse, qui ont lieu cinq à six fois par an. Les classements lors de ces événements déterminent les qualifications pour les Nationals ou les World Games. Par exemple, deux tennismen de Martigny ont été sélectionnés pour les World Games d’été 2023 à Berlin, tandis que deux skieurs, également de Martigny, ont été retenus pour les World Games d’hiver 2025 à Turin.

National Winter Games Halsital 2024
PS : Rencontrez-vous des difficultés dans l’organisation de vos cours ?
ND : L’une de nos principales difficultés est de trouver suffisamment de moniteurs pour encadrer nos sportifs. Il est parfois compliqué de recruter des personnes motivées et prêtes à s’investir. Certains athlètes nécessitent une attention particulière. Dans certains cas, un moniteur est indispensable pour chaque athlète, en raison de handicaps lourds nécessitant une forte présence et une certaine adaptation.

Joelette Trail Wildsrtubel 2024.
PS : Quels sont vos projets pour l’avenir ?
ND : Nous souhaitons d’abord recruter davantage de coachs pour mieux encadrer nos sportifs et répondre à la demande croissante. Nous désirons aussi poursuivre le développement des cours et des activités. De plus, nous cherchons à multiplier les partenariats avec d’autres organisations, afin d’enrichir notre offre et de renforcer notre réseau. Enfin, nous voulons encourager une plus grande synergie entre sportifs valides et non valides, en créant un environnement inclusif où chacun, quelles que soient ses capacités, puisse s’épanouir. Tout cela est en cours de développement, et nous sommes optimistes quant à l’évolution de ces projets.
Texte : Olivia Zufferey
Photos : PluSport Valais