Le comité de planete-sports.ch, site internet d’actualités sportives régionales, ne s’est pas créé par hasard. C’est grâce à la passion du sport que chaque membre s’est réuni autour d’une table pour lancer cette association qui a pris naissance fin 2023.
Rencontre avec Nicolas Claret, cofondateur, actuel président et légèrement intéressé par le ballon rond. Rassembler et fédérer : 2 caractéristiques qui lui collent à la peau.
Planete-sports.ch (PS) : Nicolas, tu viens de terminer un mandat sur le continent Africain en tant que coach de gardiens, comment as-tu vécu cette expérience ?
Nicolas Claret (NC) : Oui, ce fut une expérience extrêmement riche en République Centrale d’Afrique. J’ai été mandaté pour gérer les entraînements des gardiens de la sélection nationale sur une année. Cela s’est terminé fin 2024, nous n’avons pas pu vraiment aller jusqu’au bout mais j’ai quand même été sur place une soixantaine de jours. J’ai beaucoup appris surtout humainement parlant.

PS : Comment le foot se positionne t’il dans cette culture ?
NC : Il existe une ferveur immense autour de ce sport, une implication au-delà d’un simple loisir. Quand tu as 45’000 personnes dans le stade, il y a aussi 45’000 personnes présentes aux alentours ! Le football fait partie intégrante de leur quotidien et c’est aussi politique, en Afrique on m’a dit que si le foot va bien dans un pays alors c’est tout le pays qui va bien ! Aussi, ce sont des athlètes qui travaillent énormément, c’est très plaisant.
PS : Alors comment la vie t’as emmenée jusque-là ? Comment es-tu tombé dans une cage de foot ?
NC : Je ne suis pas issu d’une famille de footeux, mais en habitant à Troistorrents le football c’était l’activité la plus évidente pour un garçon de mon âge. Naturellement je me suis retrouvé avec mes potes sur le terrain. J’ai fait du foot pour faire du sport et bouger, je n’aurai jamais pensé que cela allait m’amener à toutes ces expériences vécues. A l’époque on jouait avec la notion de plaisir comme moteur, aujourd’hui les repères pour les gamins ne sont plus les mêmes
PS : Justement, quel a été ton leitmotiv pour continuer cette discipline en tant que gardien à travers les années ?
NC : J’ai joué dans plusieurs clubs de la région, C’est vrai j’ai pas mal bougé car finalement ce qui m’intéresse dans le sport – en plus du côté performances sportives – c’est le côté social, de pouvoir rencontrer des personnes de milieux différents et de sensibilité diverses. J’ai évolué entre les clubs de St Gingolph à Fully, en passant par Monthey. On m’a un peu mis dans les goals car je semblais avoir le bon profil pour gérer la cage de but ; c’est un rôle important au sein d’une équipe, il faut avoir une vision globale du jeu, on est toujours un peu sur la grille ! Cela correspondait à mon caractère, ce côté un peu extraverti et leader.

PS : A un moment de ta carrière de joueur tu as pris des responsabilités au sein de comité de club ?
Oui, je suis finalement retourné dans mon club de cœur à Troistorrents vers la trentaine. Je suis quelqu’un qui aime fédérer, rencontrer des gens, faire le lien et transmettre des valeurs sociales. Le sport est un excellent vecteur pour cela. J’ai effectivement pris la présidence de FC Troistorrents entre 2019 et 2023. C’était une volonté de ma part de quitter ce monde des clubs car j’avais envie de me consacrer à autre chose, notamment avec planete-sports.ch
PS : Comment s’est passée la création de planete-sports.ch ?
NC : C’est parti d’un poste de Charles-Henry Massy sur les réseaux sociaux qui annonçait la fermeture de sa plateforme internet sportchablais.ch (site d’actualités sportives régionales). Je l’ai tout de suite contacté car étant encore engagé dans le foot, cela m’a alarmé. Je me suis posé cette question : si ce genre de média arrête, qui va mettre en lumière les sportifs de la région ? Il n’existe pas beaucoup de propositions pour les athlètes amateurs et les petits clubs, ce type de plateforme numérique est un vrai relais local et essentiel. Nous avons bien discuté et imaginé comment nous pourrions relancer un nouveau projet sous la forme d’une association.
PS : Quel est le bilan de cette première année d’existence ?
NC : Globalement positif ! Nous réalisons que le plus compliqué est de trouver les fonds. Nos 2 repas de soutien ont très bien fonctionné, nous faisons de notre mieux pour véhiculer notre raison d’être. Ce n’est pas évident de tourner, de rémunérer correctement nos pigistes. Nous devons encore nous développer, d’ailleurs nous cherchons une personne qui pourrait s’impliquer dans le marketing et la recherche de sponsors et de partenaires.

PS : Le mot de la fin
NC : Je me sens bien dans cette association pour la simple raison que les jeunes ont plus que jamais besoin de soutien. Si nous pouvons apporter notre petite pierre à l’édifice pour leur donner envie, alors nous aurons fait notre job.
Interview : Julia Delattre
Photos : Archives Nicolas Claret.