Hadrien Favre, l’escrimeur haut en couleurs

Ce jeune valaisan étoffe son palmarès à coup de victoires et de passion. Épée en main, il manie et défie ses adversaires de coups de maître. Rencontre avec un sportif consciencieux et passionné. 

Bonjour Hadrien, comment allez-vous ? Racontez-nous votre parcours sportif, comment tout a commencé ? 

Je vais bien merci, je vais même très bien pour tout vous dire. 

Que dire de mon parcours sportif, j’ai toujours été très actif, le temps que je passais à courir dans les forêts qui entoure mon petit village de montagne, je l’ai petit à petit mis sur un terrain de foot, de basket, puis sur une piste d’escrime. Dès 6-7 ans j’ai appris l’épée et je l’ai presque plus lâchée. 

Ma famille a une jolie tradition d’escrime et ce qui était au départ un parti pris éducationnel est devenu au fil du temps un art de vivre que je cultive. J’ai bougé de Sion à Sierre puis de Sierre à Bern, ou je poursuis maintenant ma carrière sportive et ma formation universitaire. 

Quel souvenir gardez-vous de cette compétition internationale en Allemagne ? 

Je n’aime pas Berlin. Je garde le souvenir de ses trottoirs froids et de ses vieux bâtiments austères. Mais à côté de la ville, je garde un bon souvenir de certains matchs qui ont été palpitants, de certains assauts qui étaient de hauts niveaux et d’un agréable moment passé entre compagnons d’armes là-bas. 

Votre plus joli souvenir à vos tout débuts dans l’escrime c’était lequel ? 

Probablement tout ce qui était parallèle à l’escrime et qui rend heureux un gamin : les amis, les jeux d’échauffement, les déplacements en compétition, les camps, la satisfaction des maîtres d’armes quand on leur ramenait une médaille.

Le pire moment de compétition, il ressemblait à quoi ?

-Quand je suis passé à un doigt de la qualif olympique la saison passée en Géorgie. Je ne peux même pas vous décrire. En plus de la pression qui était énorme, de l’atmosphère écrasante, des calculs entre nations, je suis tombé malade comme pas possible. J’avais vraiment mal là, mais y’ avait pas moyen, il fallait monter en piste et se battre. 

Thé ou café ? 

-Thé. Si je bois du café, je suis irrécupérable, hyperactif.

Est-ce qu’il y a des escrimeurs nationaux ou internationaux que vous «admirez» ?

Le champion olympique de Londres. Ruben Limardo Gascon. Il a une mentalité que j’admire, très noble.

Est-ce que la peur fait partie de vos compétitions ou vous luttez contre ? 

J’aime bien faire avec. Le mieux c’est que la peur soit là et que vous l’ assumiez après ça, je tire mieux en général.

Votre plus belle victoire sportive c’était où et quand ? 

Sûrement la médaille d’argent aux Jeux Européens en 2022-2023. On a fait une belle surprise et ça couronnait trois ans de travail intensif. 

Cali, Men’s and Women’s Epee Grand Prix In photo: FAVRE SUI Photos by Eva Pavia #BizziTeam

Hadrien Favre a les pieds sur terre ou la tête dans les étoiles ? 

Hadrien Favre erre entre l’un et l’autre. Il passe du temps au charbon, il aime les simples joies de la nature et de la famille et puis il écrit aussi, il imagine, il crée des histoires. 

Vous et votre épée en 3 mots 

Joie, art, profondeur

Interview : Stéfanie Rossier

Photos : Augusto Bizzi Team

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