Emmanuel Tacchini, un homme de projets. 

Le Sierrois est un entraîneur hors du commun. Après avoir dû cesser son activité de joueur de hockey, il se tourne rapidement vers une carrière de formateur de jeunes joueurs. Après avoir appris son job auprès de plusieurs formations de l’élite, il pose ses valaises dans son club de cœur, le HC Sierre.

Passage de la glace au banc. 

Ancien junior du HC Sierre, Il a joué une centaine de matchs avec le HC Sierre en  ligne nationale B. Sa carrière s’est terminée brutalement suite à une maladie.  Son passage de la glace au banc c’est fait à Genève pendant son bachelor en économie. Il commence à entraîner avant  de rentrer en Valais et de continuer dans différents mouvements jeunesses,  ainsi qu’avec les actifs à Sion, Martigny, et Monthey. 

Avec la coupe de champion du HC Sion.

Photo : Emmanuel Tacchini

Il a également coaché pendant une année les U17 Elit à Lausanne avant de  revenir en tant que directeur sportif du mouvement jeunesse et assistant  coach de l’équipe première du HC Sierre. 

L’ancien joueur du HC Sierre, coache depuis bientôt 20 ans  les jeunes espoirs du hockey. 

Mais il a un statut de professionnel, depuis cinq ans dans le hockey. Il vit  uniquement de ce sport. 

Plusieurs titres et casquettes. 

Il débute comme coach des U17 Top, puis des U20 Top pour finalement remporter le titre de  champion suisse lors de la saison 2022-23 avec cette équipe. Il a aussi remporté, comme  assistant à Sion, plusieurs titres de première ligue et a remporté le  championnat Myhockey League avec le HC Sion. En tant qu’entraîneur principal.  toujours avec le HC Sion, il a emmené son équipe en demi-finale des play-offs, avant de se faire éliminer. Il a aussi participé à deux  championnats du monde avec l’équipe nationale U18 et U20 en tant que  coach vidéo.

En pleine réflexion avec son adjoint.

Photo . Ariane Berthod.

Un métier difficile, mais tellement passionnant.

Le métier de coach consiste tout d’abord à se former à travers son club, puis de   Jeunesse et Sport, de la Swiss Ice Hockey et de Swiss Olympic. Il faut analyser,  corriger, développer les athlètes et jeunes joueurs grâce à la vidéo,  la  création d’entrainements, la gestion des matchs, au développement physique. Les comparaisons et les analyses avec les autres équipes permettent de  s’améliorer et d’élaborer de meilleures tactiques. Mais il faut surtout veiller à ce  que les athlètes soient capables de travailler en équipe. La cohésion est  essentielle, car sans elle, les joueurs ne joueront pas ensemble et les  performances en seront altérées. 

Le regard tourné sur la formation des jeunes valaisans

Photo : Ariane Berthod

Progresser, sans cesse. 

Le valaisan est un homme d’actions, de projets. Sa zone de confort est dans  le développement du hockey, surtout en Valais. En effet, les jeunes Valaisans  se retrouvent en manque de structure leur permettant de développer leurs  capacités au maximum. Ils partent vers Lausanne, Genève ou Fribourg, des  clubs avec une avance sur le Valais et des structures bien développées. 

Il y a en moyenne six à dix joueurs perdus dans la catégorie d’âge U17 dans tout le Valais. 

Depuis la relégation des U15 Elite de Val-Chab, les clubs valaisans ont émis le  souhait de collaborer et de  trouver des synergies pour développer au mieux les  jeunes joueurs et permettre à tous les enfants d’évoluer dans la meilleure catégorie de jeu pour leur développement. Ce qui permettra d’avoir plus de  joueurs en concurrence et d’amener une meilleure combativité. 

Les temps changent. 

Selon Emmanuel Tacchini, « la mentalité des jeunes a changé. Ils se  démoralisent vite, ils ne vont plus tous chercher la limite pour progresser, lors  de l’entraînement. Ils remettent la parole du coach en doute, questionnent sur  les méthodes. Les agents, les coachs individuels et privés sont plus présents  qu’à l’époque, ce qui remet beaucoup en question le travail des bénévoles  dans notre sport. » 

Pas toujours facile d’être coach et de jongler avec le nombre de joueurs, les  blessés et ceux qui jouent dans deux catégories, ou au contraire, le manque de  glace et le nombre d’enfants par heure d’entrainements à 35 ou 40. 

Cependant, l’ancien hockeyeur affirme qu’il préfère apporter sa pierre à  l’édifice et tout donner pour développer au mieux son club et collaborer avec  les autres clubs pour améliorer la structure du hockey valaisan. 

« C’est un  homme de projet et d’ambition et peut-être qu’un jour, il recevra une belle  opportunité dans ces clubs de National League qui sont des modèles pour lui. »

Texte : Amaëlle Caloz 

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